14 millions d’enfants et 1 préoccupation : Leur protection et leur épanouissement doivent être une priorité absolue.
Lancée le 20 juin 2025, la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant a réuni durant 5 mois 133 citoyennes et citoyens et consulté de nombreux experts, acteurs de terrain, professionnels de l’enfance, de l’éducation nationale et populaire, de la santé, de la parentalité, de la gestion des territoires ainsi qu’un panel de 20 adolescents volontaires.
Au terme des 7 séances de travail, 20 propositions ont été adoptées pour transformer et améliorer le quotidien des enfants avec un constat central qui sonne comme une évidence : Les temps de l’enfant sont construits autour de contraintes et s’avèrent inadaptés à leurs besoins. Le rapport de 254 pages débute d’ailleurs par un manifeste qui précise : » Aujourd’hui, faute de moyens, de volonté politique, de soutien à la parentalité et de considération collective pour les enfants, leurs apprentissages, leur développement et leur santé sont affectés. »
Semaine de 5 jours dès l’école primaire, cours de 45 minutes et pas avant 9h au secondaire, la théorie le matin et la pratique l’après-midi : Plusieurs propositions figurent déjà dans des rapports ou sont évoquées depuis nombre d’années par les professionnels de l’enfance mais elles replacent le sujet au centre des débats puisque la commande émane directement du Président de la République.
Concernant les vacances d’hiver et de printemps, la Convention citoyenne propose une réduction de 3 à 2 zones. Pas de consensus en revanche sur la durée des grandes vacances ; La Convention citoyenne privilégiant un maintien des 8 semaines estivales. Outre les enjeux économiques, les citoyens sélectionnés considèrent que » la réduction des vacances d’été ne serait pas compatible
avec les conditions climatiques, en particulier à cause de la chaleur « .
Un rapport utopiste dans le contexte d’instabilité politique et budgétaire actuel qui ne rencontre pas un franc succès auprès des parents d’élèves ou des enseignants mais qui rappelle qu’investir sur notre jeunesse, c’est se projeter à long terme et ainsi influer sur l’avenir de notre société.
